On ne le dira jamais assez,π¨la durΓ©e du travail des salariΓ©s soumis Γ une convention de forfait annuel en jours doit faire lβobjet dβun suivi rigoureux.
π§ Pour recourir au forfait jours, il fautπ¨βπ³ :
πun accord collectif dβentreprise, dβΓ©tablissement ou Γ dΓ©faut de branche le prΓ©voyant
πune convention individuelle Γ©crite signΓ©e entre le salariΓ© concernΓ© et son employeur
Lβemployeur doit ensuite sβassurer que la charge de travail est raisonnable par un suivi rΓ©gulier et effectif lui permettant Γ©ventuellement dβagir rapidement pour Γ©quilibrer ladite charge.
Lβaccord collectif fixe les modalitΓ©s de suivi de cette charge de travail.
A dΓ©faut dβun tel suivi, la convention de forfait jours pourra Γͺtre considΓ©rΓ©e par le juge comme inopposable au salariΓ©, lui ouvrant droit auπ°paiement de ses heures supplΓ©mentaires au titre des trois annΓ©es prΓ©cΓ©dentes.
πUne nouvelle illustration de ce risque contentieux est intervenue le 11 mars dernier.
βοΈDans cette affaire, il a Γ©tΓ© jugΓ© que :
βLβemployeur ne justifiait pas avoir pris des mesures pour assurer le contrΓ΄le, lβamplitude et le suivi de la charge de travail du salariΓ©
βLe salariΓ© nβavait pas bΓ©nΓ©ficiΓ© dβentretiens individuels alors quβil avait alertΓ© dβune surcharge de travail lors des annΓ©es prΓ©cΓ©dentes
βLβemployeur nβavait pris aucune mesure en suite de ces alertes pour rΓ©pondre Γ la demande de renfort du salariΓ© ou remΓ©dier Γ la surcharge de travail invoquΓ©e
Cass. Soc. 11 mars 2026, nΒ°24-22.163
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