Pour relever dβun usage dβentreprise, une prime doit Γͺtre :
βοΈGΓ©nΓ©rale, cβest-Γ -dire versΓ©e Γ tous les salariΓ©s ou Γ une catΓ©gorie homogΓ¨ne de salariΓ©sΒ ;
βοΈConstante, cβest-Γ -dire versΓ©e un certain nombre de foisΒ ;
βοΈFixe cβest-Γ -dire que son montant est toujours identique ou que le mode de calcul est prΓ©dΓ©terminΓ© ou fixΓ© selon des critΓ¨res prΓ©cis et objectifs.
Lorsque ces trois critères sont réunis cumulativement, la gratification versée devient un élément normal et permanent du salaire dont le versement est obligatoire.
Le 4 fΓ©vrier dernier, la Cour de cassation a jugΓ© quβune prime de bilan, versΓ©e pendant plusieurs annΓ©es mais dont le montant a beaucoup variΓ© ne relΓ¨ve pas dβun usage dans la mesure oΓΉ le critΓ¨re de fixitΓ© nβest pas rempli.
Elle a considΓ©rΓ© que lβexistence dβun usage nβΓ©tait pas caractΓ©risΓ©e dans la mesure oΓΉ aucun critΓ¨re de calcul de la prime nβavait Γ©tΓ© fixΓ© par lβemployeur.
Et ce, quand bien mΓͺme un procΓ¨s-verbal de CSE faisait mention dβune enveloppe Γ rΓ©partir en fonction des rΓ©sultats de lβentreprises, de ses besoin en investissements, de son endettement et de la direction gΓ©nΓ©rale et selon les critΓ¨res suivants :
π€La prΓ©sence
πͺLa performance
π§βπ»Lβinvestissement
β Le savoir-Γͺtre
Cass. Soc. 4 fΓ©vrier 2026, nΒ°24-21.317
Β
