Pour relever d’un usage d’entreprise, une prime doit Γͺtre :

βœ”οΈGΓ©nΓ©rale, c’est-Γ -dire versΓ©e Γ  tous les salariΓ©s ou Γ  une catΓ©gorie homogΓ¨ne de salariΓ©sΒ ;

βœ”οΈConstante, c’est-Γ -dire versΓ©e un certain nombre de foisΒ ;

βœ”οΈFixe c’est-Γ -dire que son montant est toujours identique ou que le mode de calcul est prΓ©dΓ©terminΓ© ou fixΓ© selon des critΓ¨res prΓ©cis et objectifs.

Lorsque ces trois critères sont réunis cumulativement, la gratification versée devient un élément normal et permanent du salaire dont le versement est obligatoire.

Le 4 fΓ©vrier dernier, la Cour de cassation a jugΓ© qu’une prime de bilan, versΓ©e pendant plusieurs annΓ©es mais dont le montant a beaucoup variΓ© ne relΓ¨ve pas d’un usage dans la mesure oΓΉ le critΓ¨re de fixitΓ© n’est pas rempli.

Elle a considΓ©rΓ© que l’existence d’un usage n’était pas caractΓ©risΓ©e dans la mesure oΓΉ aucun critΓ¨re de calcul de la prime n’avait Γ©tΓ© fixΓ© par l’employeur.

Et ce, quand bien mΓͺme un procΓ¨s-verbal de CSE faisait mention d’une enveloppe Γ  rΓ©partir en fonction des rΓ©sultats de l’entreprises, de ses besoin en investissements, de son endettement et de la direction gΓ©nΓ©rale et selon les critΓ¨res suivants :

πŸ‘€La prΓ©sence

πŸ’ͺLa performance

πŸ§‘β€πŸ’»L’investissement

βœ…Le savoir-Γͺtre

Cass. Soc. 4 fΓ©vrier 2026, nΒ°24-21.317

Β 

S’inscrire Γ  notre newsletter