Le 19 septembre dernier, le Conseil constitutionnel a rejetรฉ โ plusieurs questions prioritaires de constitutionnalitรฉ critiquant lโabsence de consรฉcration du droit de garder le silence au cours ๐จ๐ปโ๐ป dโun entretien prรฉalable ร un licenciement ou ร une sanction disciplinaire en droit franรงais.
En effet, en vertu des articles L1232-3 et L1332-2 du Code du travail, lโobjectif de lโentretien prรฉalable est de recueillir ๐ค les explications du salariรฉ.ย
Cโest ce que critiquaient en lโoccurrence les salariรฉs, considรฉrant que cette mention รฉtait contraire ร lโarticle 9 de la Dรฉclaration des Droits de lโHomme et du Citoyen consacrant la prรฉsomption dโinnocence ๐ฎ๐ป dont dรฉcoule le principe selon lequel nul nโest tenu de sโaccuser et le droit de garder le silence.
Le Conseil Constitutionnel considรจre que ce droit sโapplique aux peines et sanctions ayant le caractรจre de punition relevant de prรฉrogatives de puissance publiqueย ๐๏ธ ; ce qui nโest pas le cas de la rupture dโun contrat de travail relevant du droit privรฉ๐.ย
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